« Success Story » sur Radio Classique

Le président de l’association Pacte PME Emmanuel Leprince était l’invité de la chronique « Success Story » d’Eric Mauban le 21 octobre 2011 sur Radio Classique. Il y est question de greffe osseuse et de l’innovation apportée par OsseoMatrix. 

Erib Mauban, Radio Classique :

« Ce matin vous nous parlez d’OsseoMatrix, une société spécialisée dans les os sur mesure, de quoi s’agit-il exactement ? »

Emmanuel Leprince, directeur général de l’association Pacte PME :

« Il s’agit comme son nom peut le laisser deviner d’une entreprise qui travaille sur les greffes. Vous savez peut-être qu’il y a deux millions d’actes de greffe par an au monde. 80 % sont réalisées avec ce qu’on appelle des autogreffes : on prélève un greffon sur la patient, qu’on utilise pour greffer la partie concernée. Le problème est que c’est mutilant et que le volume utilisable est limité. 10 % des greffes sont des allogreffes qui sont faites à partir de banques d’os pris sur des cadavres humains, ce qui pose quelques problème éthiques et réglementaires, et il faut les retailler, ce qui est plutôt imprécis. Enfin, 10 %, la partie qui augmente en ce moment, [les prothèses sont] faites à partir de biomatériaux. Les biomatériaux sont des os de synthèse, c’est là-dessus qu’OsseoMatrix travaille, avec un composant minéral de l’os qui est obtenu par synthèse, sur la base d’une poudre. La spécificité d’OsseoMatrix est de travailler sur mesure, comme un tailleur, c’est-à-dire que contrairement aux autres qui en général ont des moules et réalisent des petites séries (encore une fois un problème de précision de la greffe), OsseoMatrix part d’un scanner qui a été fait sur le patient et fabrique à la demande, patient par patient, avec un procédé qui est breveté, grain par grain, couche par couche, la greffe qui sera utilisée et qui correspondra parfaitement aux données anatomiques du patient. »

Eric Mauban :

« Quelle est la stratégie d’OsseoMatrix et comment les grandes sociétés peuvent aider OsseoMatrix ? »

Emmanuel Leprince :

« Effectivement, c’est une start-up, aujourd’hui ils ont réussi la phase d’essai sur l’animal, il faut qu’ils passent les essais cliniques c’est-à-dire les essais sur l’homme, et pour ça un partenariat avec les grandes structures comme l’APHP (les hôpitaux de Paris) peut être utile pour eux puisque ça leur permettrait de réaliser les tests sur une grande envergure et donc de passer après à la phase de vente qui est prévue sur internet puisqu’il s’agira pour eux de recevoir les scans par internet et d’envoyer les implants automatiquement par la poste. »

L’émission est disponible en téléchargement ici.

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